Avec l’omniprésence d’Internet, appréhender l’évolution de la musique électronique de façon géographique pourrait paraître tellement 20e siècle… et pourtant, impossible de nier l’impact de telle ou telle ville dans le grand schéma cosmique des musiques synthétiques.

L’effervescence permanente de micro-scènes locales (désormais interconnectées et interdépendantes) explique le formidable développement de la galaxie électronique.

Nous avons été obligés de nous limiter à quelques villes clés pour rendre cet article digeste. Pardonnez-nous donc de ne pas mentionner la Baltimore, la Miami Bass (jusque là, c’est assez transparent comme provenance, n’est-ce pas ?), le Gqom de Durban (Afrique du Sud), la Minimale de Cologne (Allemagne), le Gabber de Rotterdam (Hollande) ou la Bass-Music de Bristol (UK)… l’idée a été de mettre l’accent sur une poignée de villes cruciales dans le façonnement de ce qui arrive quotidiennement jusqu’à nos oreilles.

La Musique Concrète

Point de chauvinisme de notre part en commençant par Paris… et sa Musique Concrète, née en 1948.

Précurseur du sampling, ce genre était simplement impensable sans l’avènement du magnétophone. La démarche originelle est simple : composer à partir de sons préexistants, issus d’enregistrements en tout genre (nature, industrie, objets de tous les jours).

Par opposition aux courants qui la précède, la Musique Concrète repose sur l’idée que la matière sonore, figée par l’enregistrement, existe avant même l’idée de mélodie ou de rythmique, que le son devance la partition. C’est par le montage, la juxtaposition et le collage de bandes magnétiques que la Musique Concrète prend vie et forme.

Pierre Henry, Pierre Shaeffer, Bernard Parmegianni… ont autant été ses théoriciens que ses compositeurs illustres. Intrinsèquement révolutionnaire dans sa volonté de casser les codes pré-établis, la Musique Concrète repose davantage sur la dynamique du son, la surprise, les sensations engendrées… que sur l’harmonie. C’est une musique enregistrée, de studio, souvent dépourvue de performance live à proprement parler… ça ne vous rappelle rien ?

Un détail pour le profane : vous pourriez avoir l’impression d’écouter une succession de bruits sans queue ni tête en vous initiant à la Musique Concrète… et dans certains cas, il serait compliqué de ne pas vous donner raison. Mais en laissant vos a priori (légitimes) de côté, vous pourriez vous laisser porté par ce film sonore sans narrateur ni images. À tenter.

La French Touch

Flash-forward dans les années 80′ et l’émergence progressive de la French Touch.

Si la presse musicale a fait des gorges chaudes la décennie suivante de la patte française, il s’agit en premier lieu du nom d’une soirée parisienne.

Sans rentrer dans les détails, et en donnant dans le cliché, le morceau FT typique suit une formule simple : on sample un disque Disco ou Funk, on en isole une boucle de quelques mesures, on y ajoute un rythme sommaire (vlan ! un kick sur chaque temps), optionnellement quelques synthés et pof ! le tout dans un compresseur un peu cheap (initialement en tout cas) et un filtre pour couper les aigus et / ou les basses (c’est au choix), de façon plus ou moins abrupte. Quelque part entre 110 et 130 battements par minute et vous y êtes.

Après cette description délibérément provocatrice et taquine, impossible de ne pas reconnaître néanmoins que des artistes / groupes comme Daft Punk, Motorbass, Stardust, Cassius… ont pondu à gogo du tube redoutable en appliquant plus ou moins (ou pas, d’ailleurs) la recette sus-dévoilée.

Loin de l’idée d’une grande famille franchouillarde et patriote se partageant le gâteau électronique, il serait plus pertinent d’y voir une appellation fort pratique pour englober bien paresseusement ces artistes électroniques bleu-blanc-rouge qui ont réussi à exporter leur production.

Preuve s’il en est avec la deuxième vague French Touch circa 2005, englobant à tort ou à raison des labels comme Ed Banger et Institubes, des producteurs comme Justice, Para One, Danger, Kavinski, etc… Si parfois l’héritage de la génération d’avant est tangible, le plus grand point commun à ces producteurs est d’avoir réussi à (faire) jouer leurs morceaux aux quatre coins du globe.

Stylistiquement parlant, le son est néanmoins assez communément saturé et compressé, n’hésitant pas à avoir recours à la distorsion, comme pour assumer explicitement des influences bien plus variées que par le passé.

En parallèle de cette deuxième déferlante s’est opéré plus globalement un décloisonnement des genres. La French Touch 2.0 incarne à merveille l’idée que, par exemple, un fan de Techno puisse assumer son amour du Hip Hop et des grosses guitares et très bien vivre ce melting pot interne, là où précédemment un DJ / Producteur House n’osait pas forcément jouer des disques made in Detroit (on en reparle plus tard, promis).

Dans notre chassé-croisé historico-géographique, direction désormais l’Allemagne.

Là encore, le sujet est vaste, et la nécessité de ne parler que d’un tout petit nombre d’artistes évidente. Avant même d’effleurer la question berlinoise, focalisons-nous sur le Krautrock (littéralement rock choucroute), et tout particulièrement (dans un second temps), ses plus illustres ambassadeurs (indice : ça commence par Kraft, ça finit par werk).

En quelques mots, l’étiquette colle à ces groupes de l’Allemagne de l’Ouest des années 60-70s ayant exploré les méandres psychés du Rock Progressif. Si le musicien contemporain Karlheinz Stockhausen peut apparaître comme une figure tutélaire du mouvement, la musique minimaliste et répétitive de Philip Glass, Terry Riley, La Monte Young ou Steve Reich est cruciale.

La répétition de motifs mélodiques (faussement) simples a cet effet hypnotique prononcé, central au Krautrock. Là encore, l’appellation générique ne tient pas compte des identités sonores respectives de chacun : Klaus Schultze, Neu!, Tangerine Dreams, Can, Amon Düül, Popol Vuh… ont surtout en commun d’émerger d’Allemagne de l’Ouest. Et d’aimer les synthétiseurs.

Un groupe de Düsseldorf se distingue néanmoins, tant par ses aspirations esthétiques que par son incidence à venir.
Considéré comme précurseur de la Synth-Pop et / ou de la Techno, Kraftwerk a surtout poursuivi inlassablement sa quête du morceau Pop parfait. Le groupe se singularise par sa volonté de faire disparaître l’humain de sa musique, au profit des robots. Grosso modo, Daft Punk à l’envers, 30 ans avant. Yup.

Cela se traduit bien entendu par leurs pochettes de disques aux mises en scène humanoïdes, les thèmes abordés dans leurs chansons (les paroles sont minimalistes, brèves, déclamées de façon mécanique), mais surtout par la disparition progressive d’instruments non-électroniques de leurs morceaux. La modernité les fascine, et cette fascination suinte à chaque instant : ça s’entend. De façon rétrospective, difficile de ne pas reconnaître les prémices de la House, de la Techno, et du Hip Hop même, dans certains de leurs morceaux d’alors.

Un instrument emblématique (parmi d’autres) de leur future influence : le Vocoder. S’ils ne l’ont pas inventé, Kraftwerk a été pionnier dans son utilisation à des fins musicales. Si ce type de son, permettant de fondre en un seul et même son un synthétiseur et une voix (son usage le plus courant), vous sort par les trous de nez, vous saurez désormais qui blâmer. La Trap abuse aujourd’hui de l’autotune, le Rap West-Coast aime tant la talkbox, les Daft (encore eux) ont limé leur Vocoder… et c’est certainement parce qu’un disque de Kraftwerk est passé par là. L’influence des allemands sur le Hip Hop vous laisse septique : écoutez le Planet Rock d’Afrika Bambaataa, qui samplait sans se priver le Trans-Europe Express de Kraftwerk. Boom!

Berlin n’était pas encore l’eldorado Techno qu’elle est aujourd’hui.
Jusqu’à la chute du mur, la ville est séparée en deux, littéralement, muselée par le poids de l’Histoire. Avec la fin de la RFA / RDA, la capitale allemande devient synonyme de liberté et de permanente effervescence musicale. Le couac auquel nous nous trouvons ici confronté, est de restituer simplement et de façon concise à quel point son apport au monde électronique est conséquent. Les artistes essentiels à avoir vécu entre ses murs sont légion, le foisonnement perpétuel et ininterrompu depuis presque 30 ans.

Tentons une brève liste, un peu gratuite, très name-dropping, délibérément en vrac, pour donner un forcément trop succinct aperçu des artistes, labels, entreprises et clubs de la ville (actuellement ou presque) : Basic Channel, Alva Noto, Ellen Allien, Ricardo Villalobos, Watergate, PAN Recordings, Paul Kalkbrenner, Modeselektor, Monolake, Ableton, Native Instruments, Marcel Dettman, Ostgut Ton, Bergain, Tresor, Einstürzende Neubauten, Ben Klock, Perlon, Atari Teenage Riot, Annie, Jan Jelinek, Dixon, Siriusmo, Nils Frahm, Ilian Tapes, Laurel Halo, Soundcloud, Jimmy Edgar, Efedmin, Shed, Âme, Errorsmith, Soundhack, Fiedel, Boys Noize, DJ Koze, Apparat, Redshape, MINUS, Richie Hawtin, Tricky, Recondite, Pantha du Prince, Alessandro Cortini, Len Faki, Lucy, Mathew Johnson, Apparat, Objekt… ça en fait déjà 49, on continue ?

Impossible de définir UN son berlinois, tant une multitude d’esthétiques et de niches cohabitent. Néanmoins, Berlin donne le La depuis plusieurs décennies, et ce qu’importe votre genre de prédilection. L’explication réside peut être en la douceur de vivre de la ville, le niveau de vie encore abordable pour une telle capitale (on est loin de Londres ou New York, dont nous parlerons un poil plus tard), qui permet à tous ces artistes d’expérimenter à volonté et d’explorer les méandres de leur inspiration. Une liberté tangible dans une musique qui n’a jamais peur d’être pleinement électronique ni radicale. Une chose est certaine, si vous songez à booker des vacances là bas, jetez un oeil à la programmation des clubs : 99% de chance que vous trouviez quelque chose qui vous intéresse.

Après avoir traversé le Rhin, enjambons la Manche direction Londres. Avant même d’évoquer le présent, flashback dans les 60’s et les studios de la BBC.
Pour illustrer soniquement ses programmes, la radio publique britannique avait fait appel à plusieurs compositeurs et compositrices, avec un penchant prononcé pour l’expérimentation sonore : le BBC Radiophonic Workshop.

Dès 1958, une flopée de musicien(ne)s ultra aventureux et défricheurs comme John Baker, Daphne Oram, Paddy Kingsland, Malcom Clarke et notre chouchoute Delia Derbyshire (pour n’en citer que quelques uns) vont rivaliser d’inventivité pour créer une musique proto-électronique passionnante et ludique, au jour le jour. Leurs créations glissent du bruitage aux jingles, le plus célèbre demeurant l’intemporel et redoutable générique de Doctor Who :

D’un point de vue technique, le BBC Workshop a fait des merveilles avec des bouts de ficelles, poursuivant les expérimentations magnétiques de la Musique Concrète, en enregistrant, découpant, dupliquant, ré-organisant… des kilomètres de bandes. Sans le côté formel (qui a dit austère ?) des travaux français de Pierre Henry & co néanmoins.

Et c’est là le twist génial concernant le BBC Radiophonic Workshop : la musique est défricheuse, nouvelle, irrévérencieuse, savante et hmmm sophistiquée dans son élaboration… et pourtant vouée à être immédiatement présentée au plus grand nombre d’auditeurs. En infiltrant les génériques des émissions et feuilletons de la radio et en se confrontant aux oreilles du citoyen briton lambda, les travaux du BBC Radiophonic Workshop ont influencé des générations entières de musiciens (électroniques ou pas). Quelques secondes du générique de Doctor Who devraient vous en convaincre aisément.

On reste sur les ondes hertziennes londoniennes quelques instants. L’abondance des stations de radios pirates (non-autorisées donc) s’avère déterminante dans la propagation de styles de musique moins mainstream. Si nous occulterons ici les détails techniques permettant ces diffusions sauvages (souvenez-vous, Internet n’a pas toujours existé) ainsi que les parfois passionnants jeux de cache-cache avec les autorités, c’est par ce biais que moults sous-genres post-Rave ont pu se propager bien au delà des hangars. Nous pensons directement à la Jungle / Drum’n’bass, au (Happy) Hardcore, au UK Garage, à la Bass-music de tous poils, au Grime.
Rinse FM demeure à ce jour l’un des exemples les plus illustres… et toujours en activité.

Parlons peu, parlons Rave, parlons (Acid) House. Et là, à quelques centaines de kilomètres au nord de Londres, il y a Manchester.

Dans les eighties, la ville a joué un rôle prépondérant dans la diffusion en Europe de la House et de la Techno venues des États Unis, notamment par l’un de ces clubs, l’Hacienda. La scène locale underground est particulièrement vivace, déjà acquise à la cause des synthétiseurs avec des groupes comme 808 State, Happy Mondays, New Order, le label Factory. L’Hacienda va progressivement délaisser la New Wave de ses débuts pour glisser vers la House, se muant d’un club en permanent déficit à l’endroit où il faut être. C’est simplement l’un des premiers clubs à diffuser cette musique alors inédite sur le vieux continent, et le succès est phénoménal et se propagera par la suite à vitesse grand V. And the rest is history.

Detroit. Avons-nous besoin d’en dire plus ? Bastion de l’industrie automobile nord-américaine, la ville a subi de plein fouet les grandeurs et décadences du rêve américain, flirtant depuis la crise économique de 2008 avec la banqueroute pure et simple.

Musicalement, il s’agit d’une ville clé, illustre tant pour son apport à la Soul avec le légendaire label Motown, qu’au Rock Garage / proto-Punk avec les MC5 et Iggy Pop et ses Stooges, qu’au Hip Hop (J. Dilla et Eminem en tête). Et sans y avoir été inventée de A à Z, c’est là que la Techno est théorisée, dénommée et transformée dans le courant des années 80.

Pas née à Detroit la Techno ? Pas exactement en fait. On retrouve déjà bien des morceaux composés en Europe avant cela (Kraftwerk à nouveau, l’Italo Disco, l’EBM belge) qui jettent les bases, sans ambiguïté possible, de ce qui suivra. Rendons à César sa salade.

Mais c’est à Detroit que la Techno va trouver son titre et sa substance, qui lui permettront par la suite de déferler sur le monde entier. On mentionne à raison Kevin Saunderson, Derrick May et Juan Atkins comme étant ses trois parrains. Ce dernier tout particulièrement a injecté ce qu’il fallait à la Techno d’épaisseur pour que le genre existe à part entière. Matinée d’afro-futurisme et de réflexions post-industrielles, c’est une musique de séquenceurs (et non plus de musicien au sens classique du terme), de home-studio, de libération.

Les influences sont multiples, mais les trois sus-cités doivent beaucoup à l’éclectisme d’un DJ radio local, The Electrifying Mojo, aux sélections archi variées, allant de Kraftwerk à Georgio Moroder en passant par Prince, Sylvester, George Clinton et la Motown. Mettez tout ça dans un shaker, demandez à 3 kids d’en faire leur interprétation sans nécessairement savoir comment faire, et vous avez la Techno première vague. Intemporelle ou cheesy, à vous de juger, c’est souvent franchement beau :

Première vague ? Parce qu’il y en a eu moult par la suite. Le son devient plus atonal, moins mélodique, plus axé sur les timbres et la rythmique, souvent de plus en plus minimaliste. Nous pensons ici à Jeff Mills, Robert Hood, Underground Resistance… et une flopée d’artistes dans leur sillage. La Techno ne cesse de muer, offrant aujourd’hui une myriade de nuances, de la plus fidèle à l’esprit originel, à la plus avant-gardiste.

Quid de la House ? Pour le profane, Techno et House = kif kif. Mais non.

Également originaire de la même région des Grands Lacs, c’est à Chicago qu’elle doit ses lettres de noblesses. Pour mieux illustrer notre propos, autorisons-nous un poil de paresse intellectuelle, de provoc’ et de raccourcis simplistes pour mieux cerner la différence entre les deux : la House, enfantée par des DJs, descend beaucoup de la Disco (par excellence musique de… musiciens) là où la Techno est peut-être davantage une musique de producteurs. Le nom vient du Warehouse, boite chicagoane dans laquelle officiait Franckie Knuckles, mixant proto-House, Punk, New-Wave, Funk, (Italo) Disco. Sa “validation” de tel ou tel disque aurait valu que les disquaires classent les nouveaux arrivages adoubés par Mr. Knuckles sous l’appellation “Warehouse” puis “House”.

Autre héros trop souvent oublié, Ron Hardy (qui lui mixait au Music Box) faisait des edits sur bandes magnétiques des morceaux qu’il comptait jouer, osant répéter des fragments infimes des originaux de façon obsessionnelle, offrant ainsi aux clubbers sa relecture plutôt que la version originale :

Rassurez-vous, les producteurs ne sont pas en reste… bien que, originellement, en arrière plan. Parmi les premiers à s’être distingué, Marshall Jefferson, Silk Hurley, Adonis, Farley, Jackmaster Funk, DJ Pierre et Larry Heard. On peut d’ailleurs considérer ces deux derniers comme étant les inventeurs de, respectivement, l’Acid House et la Deep House :

Si aujourd’hui on pourrait bêtement percevoir la Techno comme étant aussi mécanique que la House est sensuelle (on vous avait prévenu hein !), comme vous pouvez l’entendre les différences n’étaient pas toujours archi-flagrantes pour les non-initiés.

Pourquoi ? Simplement parce que, rétroactivement en tous cas, la même pulsion de base, défricheuse, aventureuse caractérise ces deux piliers de la musique électronique moderne. N’oublions pas, alors que les 80’s ne sont pas encore finies et que tout reste à (ré)inventer.

Les nuances d’alors s’expliquent par les disques auxquels on avait accès ou pas, les limitations technologiques des séquenceurs, synthétiseurs et samplers de l’époque (grosso modo, des calculatrices par rapport à ce que les logiciels sont sur le papier capable de faire aujourd’hui).

On pourrait parler d’innocence, de candeur… peut être serait-il à peine plus pertinent de parler de spontanéité et d’une certaine ignorance des standards du studio et de l’industrie phonographique, de l’état de la “concurrence” en dehors des scènes locales, des conventions et “cahiers des charges” à remplir pour des genres encore à leurs balbutiements.

Aujourd’hui encore, la House et la Techno ne cessent de muer, quotidiennement, par le nombre exponentiel de productrices et producteurs aux 4 coins du globe se risquant à l’exercice, avec plus ou moins de révérence. À titre indicatif, l’un des derniers rejetons de Chicago s’appelle Footwork, puise sa sève dans la House (et la Ghetto House salace et moite de Dance Mania, entre autres) et n’hésite pas à exploser les BPMs et à syncoper ses rythmiques de façon épileptiques :

Et c’est là qu’Internet rentre en compte et change complètement la donne. Le Footwork devait rester confidentiel : imaginez des battles de danse, délibérément secrètes, dont les morceaux Footwork étaient les bandes sons, gardées jalousement secrètes pour mieux terrasser le crew rival… et vous comprendrez que rien ne destinait ce genre de niche à être diffusé au delà de Chicago. C’était sans compter sur le fait que le label anglais trend-setter Planet Mu ne s’éprenne du genre et en sorte des disques qui allaient bientôt gagner les bacs de bien des DJs et Producteurs à l’affût du nouveau son.

Internet, dépourvu d’ancrage géographique, permet une inédite pollinisation musicale à l’international qui, plus que jamais, donne son caractère pluriel aux musiques électroniques que nous aimons tant. Vivement la suite…

NH.

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