Vous avez un budget illimité (ou presque) pour votre studio. Qu’en faites-vous ?

Vous empilez les MiniMoogs, les Rolands des années 70 et 80, un mur de synthés modulaires Eurorack / Serge / Buchla (budget illimité on vous dit !), toutes les MPCs et SP12/SP1200 qui vous tombent sous la main, une console SSL plus chère que votre appartement, des tours d’EQ Pultec et Neve, des compresseurs Fairchild, 1176, LA2A et autres effets haut de gamme…

Wishlist...

Et puis, quoi ?

Eh bien rien. Parce qu’un studio n’est en aucun cas un amas de matos, mais un écosystème à part entière. Pas d’inquiétude néanmoins, cet article de fond est là pour vous offrir une perspective différente sur la question, dont la réponse ne se trouve pas dans l’accumulation de matériel de luxe.

Prenons le Minimoog mentionné ci-dessus, classique parmi les classiques au son gras et onctueux en même temps (nan on ne parle pas d’une crème dessert). Plusieurs milliers d’euros en moins sur votre compte après ce beau cadeau à vous même, et les écouteurs de votre smartphone comme seul moyen d’écouter (ou plutôt, ne pas parvenir à entendre) toutes les subtilités de timbres qui ont fait sa renommée. Et la belle bête fait son poids, donc la poser sur votre table basse ou sur vos cuisses n’est pas franchement idéal. Vous voyez où nous voulons en venir ?

Votre musique sonnera toujours aussi bien (ou aussi mal...) que ce vous entendez : acoustique et monitoring

C’est peu sexy, mais la qualité de votre écoute conditionne celle de vos productions. Et idéalement, dans un monde parfait tout ça tout ça, le choix de la pièce dans laquelle poser notre set-up, pour des raisons acoustiques, devrait intervenir en tout premier.

Demandez à n’importe quel(le) professionnel(le), une pièce qui résonne trop (par exemple) peut vous compliquer l’enregistrement et le mixage (pour ne citer que ces deux étapes) dans des proportions difficiles à concevoir tant que l’on n’a pas fait l’expérience d’une acoustique équilibrée. Imaginez peindre un tableau avec des spots d’éclairage en plein dans les yeux : mission impossible. Eh bien il en va de même pour une mauvaise acoustique, où tout ce que vous entendez s’éloigne plus ou moins cruellement de la réalité de votre source audio.

À fuir tant que possible : les pièces carrées, les murs en béton ou en brique, les sols en carrelage ou marbre, les baies vitrées… La géométrie, le volume de la pièce, les matériaux de construction influent sur la neutralité de votre espace de travail, et donc la qualité sonore de celui-ci. Le son rebondit, potentiellement de façon sacrément imprévisible et néfaste pour la précision avec laquelle vous entendez ce que vous faites.

Il ne s’agit pas ici d’insonoriser une pièce (de façon à ce qu’aucun son ne s’entende depuis l’extérieur). Non, il est question ici de favoriser une diffusion uniforme et professionnellement utile du son qui sort de vos enceintes, pour obtenir un rendu sonore optimal et ce qu’importe les conditions dans lesquels vos morceaux seront écoutés par votre (future) fanbase.

Maintenant, nous devons tous nous adapter à la réalité de nos appartements / locaux / home-studios… et composer avec des espaces à l’équilibre sonore franchement imparfait. C’est là que le traitement acoustique intervient.

Un exemple de studio traité acoustiquement

Oubliez les boîtes d’oeufs inutiles, les mousses vendues comme efficaces qui ne le sont pas, et renseignez-vous directement soit pour acheter des panneaux acoustiques, diffuseurs et autres bass-traps prêts à l’emploi (GIK Acoustic, Primacoustic, Vicoustic ,etc… sont parmi les fabricants à qui vous pouvez faire confiance), soit pour les fabriquer vous mêmes. La documentation en ligne abonde, et vous réaliserez au final une économie substantielle. Seule contrepartie : ne pas avoir peur de mettre la main à l’ouvrage.

Ces différents panneaux DIY (pour Do It Yourself, fait maison en VF) sont grosso modo construit à partir de plaques de laine de roche encadrées par une structure en bois / métal, et disposés à différents points stratégiques de votre home-studio pour en homogénéiser la réponse en fréquence. La différence avec et sans traitement peut être assez brutale et devrait convaincre même les plus récalcitrants. Concrètement, vous percevrez dès lors de façon réaliste la musique que vous créez, sans exagération ni masquage de fréquences, sans représentation dynamique faussée.

Une bonne paire d’enceintes dédiées et votre pièce (et donc, vous l’aurez anticipé, son acoustique) finissent par ne faire qu’un au sein de votre chaîne de monitoring.

Pourquoi ne pas opter pour de la hi-fi à la place des enceintes de studio (de monitoring) ? Parce que la hi-fi est faite pour être flatteuse là où le monitoring est conçu pour être précis, utile et révélateur. Pour caricaturer davantage, la première est là pour embellir même les pires mixages là où le second aura l’honnêteté de conserver la laideur originale. De bons monitors sont aussi impitoyables qu’indispensables, vous permettant de tout entendre de la façon la plus objective possible.

Là encore, il peut être difficile de savoir comment juger de la qualité de votre (futur) achat. Dans l’absolu, débrouillez-vous avec votre dealer d’audio préféré pour essayer directement chez vous une paire pendant quelques semaines. La plupart d’entre eux accepteront, du moment que vous leur laissez un chèque de caution en cas de couac.

Ainsi, vous pourrez évaluer directement la pertinence de votre choix, en situation, sur vos morceaux. Vos enregistrements sont-ils rendus plus faciles grâce à ce que restituent les enceintes ? Vos productions et mixages sonnent-ils de façon uniformes dans votre home-studio, au casque, dans votre voiture, sous la douche, sur la baffle miniature de votre smartphone (le crash-test sans pitié aucune) ? Si oui, il y a des chances pour que vous ne regrettiez pas votre investissement dans six mois.

Souvenez-vous, l’idée n’est pas d’enjoliver ce que vous entendez : quelle utilité d’entendre des basses profondes artificielles, sorties de nulle part et inexistantes à la source sur votre son… de triangle ? Non, le but est d’être au plus prêt du son dans sa vérité. Vos idées prennent dès lors forme de la façon la plus fidèle possible à ce que vous avez en tête. Finies les désillusions en ne reconnaissant pas ce sur quoi vous avez bossé durement pendant des semaines dès que vous le testez sur d’autres systèmes d’écoute que le vôtre.

1% (et encore) des choix possibles de monitors...

Impossible de distinguer budget et performance. Si certains modèles en dessous de 1000 euros sont honnêtes et fiables, c’est un investissement à long terme qui vaut le coup d’économiser au préalable. Vraiment. C’est par le prisme de vos enceintes que vous allez percevoir toutes vos compositions, que vous allez prendre chaque décision créative et technique pour coller au plus près de votre vision artistique, d’où la nécessité ici de comprendre (et pour nous d’insister lourdement, encore et encore) que vous avez tout intérêt à ne pas négliger ce poste de dépense.

Nous vous recommandons des marques comme Focal, APS, Genelec, Neumann, Barefoot, Amphion, offrant parfois différentes gammes pour tous les budgets. Les fabricants ne manquent pas, nous entendons les choses tous légèrement différemment, donc pensez à les tester chez vous !

Une ancienne mouture du home-studio de votre dévoué rédacteur...

Informatique musicale, la jungle (bis)

Si vous en êtes arrivé à ce point de notre article, vous aurez noté un grand absent : l’ordinateur. L’incroyablement bonne nouvelle est que nous disposons tous de machine d’une puissance encore inconcevable il y’a quelques années, et qu’un bon ordi peut vous suffire à produire une flopée d’albums, tous plus raffinés et sophistiqués les uns que les autres.

On évitera la guerre Mac / PC. Sachez que la grande différence se situe au niveau du système d’exploitation, chaque plateforme ayant ses avantages et ses inconvénients. Là où les OS Windows vous permettent une grande liberté niveau configuration (logicielle et matérielle), Mac OS offre une stabilité infaillible pour l’audio et le MIDI grâce à son unique driver CoreAudio.

Linux est une option à considérer pour les plus aventureux d’entre vous, mais gardez en tête que l’offre logicielle audio pro y est à ce jour globalement plus réduite.

Indépendamment de la question budget, sachez donc que vous ne vous exposez pas au mêmes privilèges selon votre choix : logiciels, ergonomie, préférence(s) globale(s), compatibilité avec tel ou tel périphérique audio.

Les développeurs de logiciels tireront toujours parti des avancées technologiques, et exploiteront chaque gain de puissance rendu possible par les incessantes innovations des fabricants de composants informatiques. Dans la mesure du possible, optez pour l’ordinateur le plus puissant et le plus rapide que vous puissiez vous offrir, pour que celui-ci reste efficace le plus longtemps possible.

Ça ne chôme jamais dans votre ordi

Pour schématiser à l’extrême, le processeur (CPU) est sollicité pour générer et traiter le son en temps réel (que ce soit via des synthétiseurs de plus en plus gourmands en ressources ou des effets de traitement audio). Pour faire encore plus simple, le plus possible de gigahertz au compteur et le plus grand nombre de « core » = le mieux.

La RAM est particulièrement utile à la lecture et à l’enregistrement de fichiers audio (entre autres), et plus votre ordi en a en réserve moins celui-ci bronche dans ces tâches.

Le disque dur stocke vos données et programmes. Rien de neuf de ce côté là. Néanmoins, un disque dur à grande contenance… est en fait conçu pour rester le plus vide possible. Moins vos données prennent proportionnellement de place, plus votre système d’exploitation est à même de fonctionner de façon fluide. Donc, les téraoctets ne sont pas faits pour être utilisés jusqu’au dernier mais bel et bien pour que votre ordi respire. L’avènement de la technologie SSD a permis un gain de performance globale considérable. Ne négligez pas cette option si elle est dispo : ça vaut le coût.

 

Plus prosaïquement, un véritablement bon clavier et une souris de qualité sont indispensables. C’est par ces deux périphériques que vous interagissez avant tout avec vos logiciels de création, et il en va de votre confort global tout au long de la journée. Tip à 0.02€, les souris verticales ont changé la vie de beaucoup (oui oui), elles peuvent considérablement soulager vos poignets. Dans le cas d’un laptop (ordinateur portable), testez-le si possible avant achat : toutes les dispositions de touches, tous les trackpads ne se valent pas.

La carte son est le liant entre votre ordinateur et vos oreilles, et nous ne pouvons que vous recommander la lecture de l’article détaillé à ce sujet paru sur notre blog.

Parce qu’il n’est pas toujours possible d’utiliser nos précieuses enceintes de monitoring, un bon casque fait parti de l’attirail du producteur moderne. S’il est toujours plus recommandé de laisser le son déplacer l’air avant d’arriver à nos oreilles, un casque est un allié stratégique du producteur nomade (ou de celui dont les voisins sont un peu trop sensibles au bruit…).

Là encore, l’offre est pléthorique. Il y a les casques de loisir, ceux de hi-fi, ceux de gamers… et ceux pour le studio, donc ceux qui nous intéressent. Un casque dit fermé vous coupera du monde externe (et inversement), et se révélera particulièrement utile pour les prises de son en tous genres. Un casque ouvert est quant à lui particulièrement adapté au mixage, restituant la scène sonore avec plus de naturel. Il laissera néanmoins échapper des bribes de ce que vous faites aux personnes alentours (plus ou moins selon le volume auquel vous travaillez).

Trop de choix !

Travailler au casque peut être une nécessité : pensez impérativement à ménager vos oreilles par des pauses régulières et un volume général faible. Ce dernier point présente un autre avantage considérable : vous permettre d’avoir une idée beaucoup plus réaliste de ce que vous faites, d’avoir une « vue d’ensemble » particulièrement utile là où un volume excessif irait écraser contre vos tympans les instruments de vos morceaux, distordant significativement la perception de l’équilibre de vos productions, tant en terme de dynamique que de fréquences.

Niveau marque, il est difficile de se tromper en allant du côté de Beyerdynamic, AKG ou Sennheiser. Pensez à tester (là aussi) différents modèles avant de faire votre choix : la simple forme de vos oreilles ou de votre crâne peut rendre le casque préféré de votre ingénieur du son préféré complètement inutilisable pour vous car profondément inconfortable.

Dans la perspective d’une utilisation exclusive ou presque du casque, la qualité de l’ampli casque de votre carte son peut être déterminant. Renseignez-vous là encore avant de sortir la CB !

Des 0 et des 1 : les logiciels

Nous n’avons jamais été aussi gâtés. Les options sont nombreuses et généralement de grande qualité : si votre morceau est mauvais, ne venez pas blâmer votre matos !

Dans notre article précédent « Révolution synthétique », nous avons abordé la question des séquenceurs, décisifs pour créer de la musique de A à Z avec un ordinateur. Si des standards comme Logic, Cubase, Pro Tools, Reaper ou Bitwig sont aussi des options parfaitement valables, nous avons fait le choix à DJ NETWORK d’utiliser et d’enseigner Ableton Live.

Ce séquenceur audio et MIDI a la particularité d’offrir une grande flexibilité de workflow, permettant d’utiliser les mêmes outils pour composer, mixer et se produire sur scène. Si Live offre un mode Arrangement classique, son mode Session permet une approche non-linéaire dynamique favorisant l’improvisation et le remix en tant réel. Les effets et instruments inclus sont archi-polyvalents et devraient s’adapter à tous les styles.

Live 10

Comme ses concurrents, il est possible d’utiliser avec Live des logiciels tiers : des plugins. Que vous choisissiez Live ou un autre DAW (Digital Audio Workstation : station de travail audionumérique), il est fort à parier que vous vous mettiez à collectionner ces plugins, offrant des possibilités et des palettes sonores différentes et ciblées. Il existe tant des effets (pour traiter le son), que des synthétiseurs virtuels ou samplers (pour le générer). Attention, veillez à la compatibilité de ces logiciels tiers avec votre DAW : certains n’acceptent que le format VST, d’autre l’AudioUnits, Pro Tools a ses formats natifs et un VST Mac ne fonctionnera pas sur un PC (et inversement).

Niveau soft-synths (soft pour software : logiciel), nous ne sauront trop vous recommander d’essayer ceux d’u-he, aussi ergonomiques que parfaits soniquement. Native Instruments propose également une offre large et variée d’excellente qualité. XFer a su imposer son Serum comme un standard de l’EDM et du dubstep avec son utilisation de la technologie Wavetable. Madrona Labs, Synapse et DS Audiosoftware sont des challengers à considérer également.

Quelques synthés virtuels parmi tant d’autres

Gardez en tête que tous ces développeurs proposent des versions d’essai gratuites : au risque de nous répéter : passez par la case démo dans un premier temps pour voir si ces synthés vous inspirent ou pas, s’ils vous permettent de mettre rapidement vos idées en musique.

Le choix est encore plus vaste pour ce qui est des effets. Ne vous laissez jamais impressionner par le prix (ou la gratuité) d’un plugin : il n’y a absolument aucun lien entre la qualité d’un plugin et la somme à débourser. Certains sont horribles aux oreilles et mega onéreux, d’autres sont gratuits et sonnent magnifiquement. Encore une fois : testez, testez, testez (et testez encore !). Les goûts et le choix varient, d’un producteur à un autre. Vos oreilles et vos tripes sont les meilleurs juges, plus encore dans le contexte de l’une de vos tracks.

Liste non-exhaustive des marques que nous pouvons vous recommander sans hésiter : Plugin Alliance, Softube, Klanghelm, Tokyo Dawn Labs, Goodhertz, Valhalla DSP, Cytomic, Black Rooster Audio…

Un aperçu de la gamme d’effets... d’un seul développeur (ici, UAD).

Soyez vigilants, il est rapide et ultra facile d’empiler les plugins, de dépenser une petite fortune… et d’en laisser les trois quarts prendre la poussière (virtuelle) sans même s’en rendre compte. Privilégiez toujours la qualité à la quantité, et apprenez à connaître ces outils que vous utilisez tous les jours. Il est tentant de zapper d’un EQ à un autre (jusqu’au prochain, bien entendu), d’avoir à sa disposition tous les compresseurs du marché : mais comment voulez-vous clairement identifier leur points forts et leurs failles et donc choisir de façon éclairée lequel utiliser dans tel ou tel cas de figure ? Idéalement, connaissez par coeur, tout ce que vous choisissez d’utiliser : vos prods vous disent déjà merci.

Hardware et fétichisme du matos

Inutile de (se) mentir, un beau synthétiseur analogique (ou numérique d’ailleurs), ça peut faire franchement saliver. Et c’est diaboliquement plus séduisant que les quelques milliers de lignes de code et la belle interface graphique de sa contrepartie virtuelle.

Terrain de jeu synthétique

Mais est-ce que ça sonne mieux pour autant ? Et est-il toujours plus gratifiant d’avoir du hardware ? Et vos productions en bénéficieront-elles nécessairement ?

La réponse est… euh. Il y’a quelques années, nous aurions certainement concédé un « oui ». Aujourd’hui, la réponse est nettement plus nuancée. Parce que déjà, le hardware a un coût. Il a aussi un volume, une maintenance et des exigences. Parce qu’en revanche, il a (dans le meilleur des cas), un son sacrément désirable… mais dont les tous meilleurs logiciels s’approchent enfin à s’y méprendre.

Posez-vous simplement cette question : que venez-vous cherchez en passant par la case physique, matérielle ? Parmi les aspects à considérer :

  • –  Le son : est-il spécifique à ce synthé / sampler ? Est-il possible de s’en approcher avec tel ou tel logiciel ?
  • –  L’interaction : est-il important pour vous de paramétrer « à la main » un synthé, ou la souris vous suffit-elle ? Parce qu’il n’est pas évident pour tous de préférer bidouiller du potentiomètre « en vrai ».
  • –  Le jeu : avez-vous l’envie, ou le besoin, de jouer vos mélodies ? Là encore, bien des producteurs sont plus à l’aise avec leurs séquenceurs qu’avec un clavier. Aucune obligation, juste des préférences.
  • – Le plaisir : êtes-vous en train d’obéir à un faux impératif débile façon « le hardware sonne mille fois mieux, point barre » ou « tout producteur se doit de bosser avec du hardware », ou répondez-vous à une envie sincère et personnelle dont la réalisation vous apportera quelque chose de positif ? Là encore, vous seul(e) pouvez répondre.

Pourquoi toutes ces réserves ? Parce que posséder des instruments électroniques physiques ne répondra pas nécessairement à vos besoins réels et spécifiques. Ce n’est pas parce que vos artistes préférés les ont utilisé qu’ils vous rendront plus créatifs.

Parfois, la solution réside simplement en l’achat d’un bon clavier MIDI pour jouer les logiciels déjà en votre possession. Là encore (au risque de ne pas vous surprendre), l’offre est étourdissante. Coup de coeur de l’équipe pour les récents claviers de Native Instruments donc la qualité du toucher est des plus surprenantes, même pour leurs entrées de gamme.

Si la disposition inspirée du clavier d’un piano ne vous inspire pas, des contrôleurs comme Ableton Push ou Novation Launchpad vous permettront de composer, éditer et interagir avec votre DAW sans pour autant être pianiste. Imaginez une sorte de gigantesque télécommande conçue pour piloter Live (ou un autre séquenceur), à en rendre jaloux vos claviers et souris.

Pour les instruments acoustiques et / ou électriques, la question est autre : rien ne sonnera comme une guitare mieux qu’une guitare (par exemple). Parce que la façon même de jouer de celle-ci aura un impact sur le rendu final. Les samples et synthétiseurs à modélisation physique peuvent faire un excellent job pour les imiter, mais l’avantage cette fois-ci sera toujours à l’original si le réalisme est votre objectif.

Se pose alors la question de l’enregistrement de ces instruments, des voix… et donc du microphone. Question qui mériterait facilement un article à elle-seule, permettez-nous ici de botter en touche. Néanmoins, commencez par identifier votre budget, vos besoins, vos envies. Un bon micro n’est pas nécessairement polyvalent et potentiellement coûteux, donc ne précipitez rien pour cibler au mieux et vous équiper de façon maline et adaptée. Vous serez quoi qu’il en soit heureux d’avoir pensé à traiter acoustiquement votre home-studio, vos enregistrements en étant franchement améliorés.

Et les meubles dans tout ça ?

Pensez à votre dos, à votre cou, à vos épaules. On les aime nos oreilles, mais si à la fin de votre session compo chacun de vos membres vous fait souffrir le martyr, votre session du lendemain est certainement compromise. L’ergonomie de votre station de travail est simplement cruciale.

Alors pourquoi n’aborder ce point qu’à la fin de notre article ? Parce que la réponse dépend énormément de l’équipement pour lequel vous avez opté, ainsi que de votre morphologie. La qualité de votre assise et de votre bureau, leurs hauteurs respectives, la disposition de chacun des éléments qui constituent votre studio est à prendre en compte.

Pour commencer, votre chaise est-elle suffisamment haute pour que vous puissiez poser vos avant-bras sur votre bureau sans avoir les épaules et les trapèzes en
tension ? Votre poignet peut-il se reposer sans douleur sur votre bureau et manipuler la souris sans douleur ? Votre écran d’ordi est-il assez haut mais pas trop pour que votre nuque ne se retrouve pas toute tassée à la fin de la journée ? Votre clavier MIDI n’est-il pas trop bas, à vous forcer à vous vouter pour jouer chaque note ? Prenez le temps de tester plusieurs dispositions, l’inconfort physique n’a jamais rendu plus productif ni inspiré.

Enfin, un peu de matière à penser avec le home-studio du producteur Four-Tet :

Et s’il suffisait d’une vue ?

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